Retour sur la réunion du 15 Octobre 2016.
BREF RETOUR SUR NOTRE REUNION PUBLIQUE
DU 15 OCTOBRE 2016
Parmi les personnes présentes 15 ont adhéré à l’ABCPSE. Un record. D’autre part le Midi libre qui en 2016 n’a publié aucun de nos communiqués et semblait vouloir nous ignorer a changé d’attitude : il a envoyé une journaliste couvrir notre réunion du 15 octobre. Le résultat a été non pas un petit compte rendu de 15 lignes mais une page entière du Midi libre consacrée le 22 octobre à notre réunion et à l’incinérateur. Un succès inespéré. Certes cette page contient de nombreuses erreurs et n’est pas un modèle d’objectivité mais elle a contribué à sensibiliser les Biterrois aux problèmes de l’incinération. A la suite de cet article la mairie de Béziers a téléphoné au président de l’ABCPSE pour lui manifester son soutien puis un membre du cabinet du maire a voulu nous rencontrer. Cette rencontre a eu lieu. Nous y reviendrons.
Un aveu
L’agglo Béziers Méditerranée a chargé l’association « Air Languedoc-Roussillon » de surveiller les rejets atmosphériques du futur incinérateur. D’après le Midi libre du 22 octobre 2016 les polluants que l’association devra surveiller sont les suivants : poussières fines, dioxines, furanes, antimoine, arsenic, cadmium, chlore, cuivre, manganèse, nickel, plomb, thallium, vanadium, mercure. Si l’agglo fait surveiller ces nombreux polluants, c’est parce qu’elle pense qu’ils seront présents dans les fumées du futur incinérateur. Et par conséquent l’agglo nous ment lorsqu’elle affirme que ces fumées ne contiendront rien de dangereux.
Qu’est-ce qui pollue les boues ?
Parmi les erreurs contenues dans la page du Midi libre ci-dessus évoquée il en est une que nous tenons à relever.
Naguère les boues et les graisses issues des eaux usées biterroises étaient toutes épandues en tant que matière fertilisante sur des sols cultivés. Mais cet engrais est « mal accepté par les agriculteurs » en raison des substances polluantes qu’il contient. Quels polluants ? Ce serait en particulier selon le Midi libre les résidus de médicaments présents dans les urines et excréments des personnes malades. Vraiment ?
60 à 70 % des boues de stations d’épuration produites en France sont valorisés en agriculture comme matières fertilisantes. Si certains agriculteurs répugnent à utiliser ce type d’engrais, ce n’est pas à cause des résidus médicamenteux que les boues sont susceptibles de contenir. Les résidus de médicaments contenus dans les urines ou les excréments de personnes malades et jetés à l’égout peuvent affecter les poissons de l’Orb mais n’ont aucun effet connu sur les végétaux cultivés. Rappelons que la plupart des agriculteurs répandent sur leurs cultures sans état d’âme des poisons « phytosanitaires » communément appelés pesticides qui sont, eux, indiscutablement très dangereux pour les abeilles, pour les vers de terre, pour les oiseaux, pour les cultivateurs et pour les consommateurs. Ce sont donc d’autres polluants, notamment les métaux lourds, qui expliquent les réticences des paysans envers les boues. Qui produit et jette ces polluants à l’égout ? C’est à l’agglo, chargée de la police des égouts, de remonter jusqu’aux coupables et de mettre fin à ces déversements dangereux et illégaux.

